Kaaris X Hamad Meilleure Soirée

Description

Apres le large succès de ses albums précédents (Le bruit de mon âme) disque d’or (or noir et Okou Gnakouri) respectivement platines et doubles platines, Kaaris le rappeur originaire de Sevran (93) nous reçoit chez le label Def Jam pour nous parler de sa carrière et nous présenter son nouvel opus « Dozo ». L’artiste de 37 ans nous l’assure ! Il a toujours la même détermination qu’a ses débuts et a entendre les morceaux de ce nouvel opus on veut bien le croire.

 « Je n’ai jamais réussi à rentrer facilement dans les clubs »

Comment as-tu commencé ta carrière dans le rap ? As-tu toujours été convaincu de percer ?

L’élément déclencheur a été l’album de NAS «  Illmatic ».Je  l’ai écouté pendant mes vacances a New York quand j’avais 14 ans et j’ai trop kiffé. Ensuite quand je suis rentré à Paris j’ai rencontré des gens qui faisaient des free-styles auxquelles j’ai participé. Un jour quelqu’un m’a proposé de poser sur la compil « Niroshima » et c’est parti. Pour moi le rap c’est la discipline reine du hip hop.

Qu’aurais- tu fais si tu n’étais pas rappeur ?

Y’a plein de chose à faire ! À l’époque je bossais chez Foot Locker dans les stocks.  A part le bricolage car je ne suis pas un super bricoleur mais je ne suis fermé à rien. (Rires)

Avec quel œil tu vois le rap actuel ?

Toujours avec un œil pétillant ! Je ne dis pas que c’était mieux avant. Je pense que toutes les époques ont leur magie. C’est notre musique à nous et il ne faut pas la dénigrer. Dans le milieu on connaît tous les bons et les mauvais rappeurs. Par exemple Fianso je valide.

Que réponds-tu aux gens qui disent que ton rap est trop vulgaire ? C’est peut être un frein qui empêche de toucher le grand public ?

Je répondrais que Twitter est plus vulgaire que moi (Rires). Cela dépend de ce que j’ai envie de faire, c’est un choix. Je suis sur un  « créneau » de rap hardcore. C’est pour ça que c’est bien qu’il y ait de la diversité dans le rap et ça permet à tout le monde de s’y retrouver. D’un autre coté un titre comme « Tchoin » a cartonné alors qu’il n’est pas grand public ? ce qui prouve que tout est possible.

Tu parles souvent dans tes textes de drogue et de Tchoin . Penses-tu avoir une responsabilité auprès des jeunes ? 

On parle souvent de l’impact du rap sur les jeunes mais en réalité je ne pense pas que la musique a un impact une fois  que les gens sortent de la salle de concert. Tu peux interdire le rap dans un pays et ce n’est pas pour autant que jeunes deviendrons tous des bisounours. Ce qui rend aigri c’est le manque d’oseille. Dernièrement j’ai fait un concert privé a HEC, ils n’avaient pas l’air d’être des grands délinquants et pourtant ils connaissaient les paroles par cœur.

Calibres-tu tes titres pour les boites ?

Pas du tout. Tu ne peux pas évaluer à l’avance. Un morceau comme « blow » par exemple, n’était pas prévu pour, et pourtant il tourne énormément  en club…. Pareil pour le titre « Boyz n hood » C’est le public qui décide au final.

 

« Twitter est plus vulgaire que moi »

 

Quel est ton rapport avec la gente féminine dans la vie, au vue des textes ? Est ce que ton rapport aux femmes a changé depuis que tu es papa d’une petite fille ?

Non c’est mon rapport aux humains qui a changé depuis que je suis papa. Ma fille m’a donné une autre vision de l’humanité. C’est un bijou, elle est très belle.Ca me pose aucun souci de la montrer sur les réseaux sociaux, c’est ma fierté. Par contre le fait d’être père n’a pas influencé mes textes. Ca reste mon métier. Je fais la part des choses.

 

Tu évoques souvent les cicatrices de ton enfance (expulsion, chambre de bonne…) est ce que maintenant tu tiens ta revanche ?

Avec du recul, je me dis que ce n’était pas si méchant. Dernièrement j’ai vu un reportage sur une tribu au Cameroun et j’ai vu les conditions dans lesquelles ils vivaient dans la forêt. J’ai repensé à toutes les interviews ou je parlais de la chambre de bonne a Versailles et je me suis dis qu’en réalité j’étais privilégié. Il y’a des situations bien plus grave dans le monde. Aujourd’hui oui c’est vrai ma réussite est une revanche sur la vie. Ma mère a élevé seule 8 gosses !

 

Rap, cinéma (Fastlife, braqueurs, overdrive) textile (Jeunes Riches). Aujourd’hui  es tu  toujours un artiste ou avant tout un homme d’affaire ?

Je ne dirais pas que je suis un homme d’affaire. Je suis avant tout un artiste. Tout les  « à coté » c’est du bonus.

As-tu le sentiment d être un genre de Fifty cent français ?

Non (Rires) Fifty c’est une légende. Moi je suis juste un petit mec de Sevran qui fait son rap.

Comment est venue l’idée de la marque Jeune Riche ? Quel est le concept ?  

Le concept c’est pour les jeunes frais, qui aiment s’habiller. Je n’ai pas la prétention de dire que je suis un grand designer mais on essaie de faire du streetwear classe et améliorée.

Aujourd’hui tu as un disque d’or (le bruit de mon âme) et 1 disque de platines et doubles platines (or noir et Okou Gnakouri) As-tu la même dalle qu’au début ?

Quand t’écoute mon nouvel album, sur un titre comme Dozo je pense qu’on sent directement que j’ai encore la dalle.

En combien de temps a- tu réalisé cet album ? Dans quel état d’esprit ?

En 6 mois. Ca a tardé un peu parce que j’avais beaucoup de show. Il a été conçu dans l’euphorie. J’étais au max.

 

C’est un album très chantant. (Marchand d’ivoire, Feghouli)  es-tu en train de « Gimsiser »? De prendre une nouvelle direction artistique ?

C’est une bonne question(Rires) Je suis loin de ce que fait Maitre Gims. J’essaie de faire un mélange entre le chant et le rap hardcore. Tout dépend de ce l’instru m’inspire.

As-tu sollicité des rappeurs pour des feat en dehors de Kalash criminel et fianso ?

Non je ne demande plus parce que je sais que la plupart ne m’aiment pas. Je sais qu’il y’a beaucoup d’apriori a mon égard. Mais c’est bien, ça me va, je fais mes albums dans mon coin et ils sont lourds. (Rires)

En quoi cet album est différent des autres selon toi ? Peux-ton parler de l’album de la confirmation ? De la maturité ?

Je pense qu’il suffit de l’écouter pour comprendre qu’il n’a rien à voir avec les albums précédents. Par contre on peut l’associer à l’album OG car il a été fait dans le même engouement.  Comme disent les Américains j’ai essayé « d’upgrader » mais je vais faire comme tout le monde et te dire que c’est l’album de la maturité (Rires)

On sent avec la photo de la pochette et certains morceaux ton besoin de mettre en avant ton « Africanité ».Pourquoi ce besoin? 

Pour moi c’est naturel, je puise dans mes deux cultures (Africaine et Européenne) ça donne ce que je suis. J’ai un amour immense pour l’Afrique mais quand j’y reste longtemps la France me manque aussi. La pochette de l’album illustre simplement une scène de vie classique au pays avec deux amis.

Es-tu ou étais tu un clubber ?

Je n’ai jamais réussi à rentrer facilement dans les clubs. Soit je n’étais pas accompagner ou soit je n’étais pas bien habillé. Quand je réussissais enfin à rentrer personne ne voulait zouker avec moi. Je n’étais pas le mec clair de peau avec les nattes et yeux clair (Rires). Si je n’étais pas sur scène j’aurais jamais été dans ce délire, je n’ai pas le profil.

 

Dans une interview tu as déclaré être un des artistes qui à fait le plus de show case. Comment expliques-tu cela ?

Les showcases se passent bien et aussi parce que j’ai des titres qui sont beaucoup joués en club et que les gens veulent en entendre en live. Par exemple à  l’époque de « Double fuck » je faisais beaucoup moins de showcase.

Quel est ton meilleur souvenir de showcase ?

Il se ressemble tous mais en même temps ils sont tous différents. Je me souviens q’ au Palacio  (94)  le public était particulièrement  chaud. La Suisse et le Canada ca bouge bien aussi. Sur Paris j’ai aimé faire le Milliardaire et un peu plus loin le Sept.

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