Lartiste X Hamad Meilleure soirée

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Description

LARTISTE : “j’ai fait mon premier concert en 2001”

Peux-tu nous raconter comment tout a commencé ? Et qui sont les artistes qui t’on influencé ?

Mon premier contact avec le rap c’était vers l’âge de 12 ans en regardant la série « le prince de bel air » avec Will Smith, ensuite  j’ai commencé à écouter des artistes comme le ministère amer, NTM, Assassin, Idéal J. Niveau rap Américain c’était plutôt Mobb deep ou Nas. D’ailleurs à un moment j’écoutais plus de rap Américain que du rap Français

Pourquoi as-tu choisi de faire du rap ? Est ce pour toi une vocation ou juste un moyen de faire de l’argent pour sortir de ta condition sociale ?

J’avais l’impression qu’il fallait que je fasse quelque chose de grand. A la base je voulais être footballeur mais ca na pas été trop loin avec mes deux pieds carrés (rires) et un jour je me suis retrouvé dans un atelier de rap à coté de chez moi. J ai commencé à rapper et les gens présents on carrément applaudit et ca m’a piqué !  J’ai gouté a un petit moment de gloire très jeune et je voulais que ca recommence encore et encore.

A quel moment as-tu senti que ca devenait sérieux ?   Y’ a-t-il eu un événement déclencheur ?

Oui quand j’ai fait mon premier concert en 2001 avec mon groupe de l’époque (Malédiction) ! Pour la première fois j’étais sur une scène professionnelle. J avais des vrais retours sons, des machines à fumées, ma voix qui passait dans le micro. J’ai su que j’allais en faire mon métier.

Qu’aurais tu fais si tu n’aurais pas été dans la musique ?

Je ne sais pas trop mais comme j’ai une grande gueule j’aurais peut être été journaliste (Rires)

“les artistes préfèrent faire 50 millions de vues sur Youtube que  d’avoir une victoire de la musique”

Quand tu es sur scène que ressens-tu ?quel est ton état d esprit avant de monter sur scène ?

J’ai toujours le trac avant de faire un show car je me dis qu’au fond  c’est pas humain de chanter et de se faire applaudir par plein de gens. C’est ça qui me met la pression, c’est contre nature.  Pour moi on est tous sur le même piédestal. Si ça se trouve il y’a des gens dans le public qui font des choses plus importantes que moi et qu’on n’adule pas forcément.

As-tu un souvenir particulier sur scène ? Une anecdote ?

Oui une fois j’ai un supporter qui est monté sur scène et qui a tordu mes lunettes, d’ailleurs elles sont encore tordus (rires) et aussi une fan qui s’est jeté dans l’eau après s’être prit la tête avec son petit copain par rapport à moi pendant  mon showcase mais tout s’est bien fini.

Quels conseils peux-tu donner à un rappeur en quête de reconnaissance ?

La reconnaissance c’est plus comme avant, les artistes préfèrent faire 50 millions de vues sur Youtube que  d’avoir une victoire de la musique. Un grand nombre de vues va générer des sources de revenus avec les showcase  et créer du Buzz. Je pense qu’un jeune artiste doit faire la meilleure musique possible, la plus libre possible et rester fidèl à ses valeurs.

Ton dernier album  s’appelle Clandestino et il y a aussi un titre qui s’appelle « Clandestina ». Quel est ton rapport avec la clandestinité ?

Je me sens un peu clandestin dans la musique car il y ‘a encore pas mal de barrière aujourd’hui. D’un autre coté j’ai beaucoup d’admiration pour les clandestins en général. Des gens qui quittent tout pour partir dans un pays étranger ce n’est pas par plaisir et ils ont tout mon respect. Tout le monde les prend en otage, c’est injuste. C’est trop facile de rester sur son canapé et regarder ça à la télé sans rien faire. Ce sont les êtres humains les plus courageux de la terre.

“Je me sens un peu clandestin dans la musique”

C’est un album multi facette avec des sonorités Latines, Africaines, Orientales. Comment qualifies-tu ton style ? Peut-on encore parler de rap Français et dur ?

Je ne sais pas ce qu’on entend par rap Français pur et dur ! Moi je suis pragmatique car si on parle vraiment de rap pur et dur les premiers rappeurs sont des mecs avec des collants et des vestes en cuir. Je pense à des artistes comme Sugary Gang, Message…le rap c’est une musique hybride, on a samplé du rock, de l’afro, du classique, de l’Orientale, des bruits de film. Si on met des règles au rap c’est mort. Les soi-disant puristes n’existent pas, leur simple présence dérangerait le rap. Le rap c’est cyclique, ca se trouve demain il y aura à nouveau des mecs en collant dans le rap et je ne vois pas le problème.

Quel rapport entretiens-tu avec le milieu du rap et les autres rappeurs en général ? Il y’a peu de featuring sur l’album. Pourquoi avoir fait ce choix ?

Pour moi la musique c’est le feeling avant tout, il doit se passer quelque chose d’humain. Je n’accepte pas le calcul. En off j’ai des artistes qui me dise écouter mon album H24 et en public ils  n assument pas pour leur image. Moi par exemple quand il y a eu le scandale des photos avec Fababy  j’ai quand même été à son planète rap pour donner la force car je l’apprécie. On me demande souvent pourquoi je n’ai pas de feat avec Jul. La raison est simple : Il m’a invité dans son clip et je suis naturellement venu puis je l’ai invité  dans le mien mais il n’est pas venu pourtant on avait repoussé d’une semaine le clip pour lui. C’est a cause des trucs comme que ca donne même pas envie de chercher des featurings.

Avec quels artistes français ou internationaux aimerais-tu collaborer dans l’idéal ?

Les artistes dérangés comme Lil Wayne ou  Young Thug

Actuellement tu as un rythme de productivité importante (album au bout de 6 mois, 1 clip par jour avant la sortie de l’album « Clandestino »)…Pourquoi avoir choisi cette temporalité ?

Je suis dans la performance artistique, le challenge. En tant que rappeur c’est important, c’est la base. Il faut se renouveler sans cesse car désormais ca va très vite.

“Je suis dans la performance artistique”

Tu as fait un bref passage dans le label Monstre marin de Maître Gims, mais tu es à nouveau indépendant. Peux-tu nous parler de cette expérience ?

Gims m’a appelé l’été dernier pour rejoindre son label mais au départ on n’était pas trop chaud car on s’en sortait déjà pas mal de notre coté. Son objectif c’était d’avoir une signature crédible dans son écurie pour redoré le blazon du label car jusqu’ a présent ils n’avaient aucun disque certifié. L’album Maestro a  été certifié disque de platine et Gims nous a facilité l accès en radio donc a la base chacun a trouvé son compte.  Après on s’est pas bien entendu niveau business et on a perdu pas mal d’argent avec l’annulation de plusieurs showcase pour le suivre en tournée. Au final on s’est quitté en bon terme.

Peux-tu nous parler du label Purple Money ? Les objectifs ? la philosophie ? Qu’est ce qui vous distingue des autres labels ?

C’est un label qui a 7 ans, on a connu pas mal de galères avant de connaître nos succès commerciaux. Notre philosophie c’est de faire des hits, offrir un spectacle et des titres de qualités.

Es-tu un clubbers à la base ? C’est quoi ton rapport au monde de la nuit ?

Mon expérience de clubber à commencé tard parce qu’avant je me faisais recaler (Rires) J’ai commencé par les nuits à Marrakech et après les soirées parisiennes. J’avais des à priori négatifs par rapport aux boites mais au final  j’ai rencontré plein de gens positifs heureux d être la pour s’amuser tout simplement. Ça m’a beaucoup inspiré dans mes sons. Après ce qui me dérange, c’est surtout les abus d’alcool,  les bagarres ou mêmes certaines meufs qui abusent dans la provoc et qui créées des tensions pour rien.

“Mon expérience de clubber à commencé tard”

Dois-tu une grande partie de ton succès aux chichas et aux soirées ? 

C’est ma musique qui m’a fait, ni moi, ni mes potes, ni les radios, juste ma musique. Les chichas pour moi ne sont  pas des endroits négatifs. Au contraire ça à permis a plein de jeunes qui pouvais pas aller ailleurs d’avoir un lieu ou s amusé. Par contre il faut avoir conscience des dégâts sur la santé et faire attention. Les artistes qui ont honte de se produire en chicha crachent dans la soupe car c’est la ou se trouvent beaucoup de leur fans.

Tu es l’un des artistes les plus actifs en Showcase , penses-tu que les soirées ont sauvé le rap ?  

Oui Youtube et les showcase. Si y’avait pas Youtube ça serait très compliqué. Maintenant les Djs sont obligés de s’adapter quand un son fait du buzz  et beaucoup de vues.

Fev 2017 by Hamad 

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